HORATIO WALKER (1858-1938)
Un scieur solitaire devant une chaumière prépare son bois. Ce dynamique personnage, le pied posé sur la bûche, se donne avec vigueur à son ouvrage. Les traits du visage traduisent bien le sérieux qu'il apporte à son travail. Malgré l'expressivité du personnage, toutefois, l'artiste n'en a pas fait un portrait.
À la vigueur et au dynamisme du travailleur fait écho le brio du peintre. Les bouts des rondins, les branchages, le toit de chaume et le terrain raboteux sont en même temps des textures où se voient remous, stries, fondus et coups saccadés. Quelques détails sont à remarquer. La blancheur du bran de scie, trait original, contribue beaucoup à l'économie du clair-obscur. Des poules devant le perron de la maison laissent deviner que la fermière vient de répandre quelques épluchures, que le souper est en train d'être préparé. La scie, plus particulièrement son manche noueux (que le peintre a substitué à celui du modèle plus récent qui apparaît dans un dessin préparatoire), est en soi un joli morceau qui nous en apprend long sur ses origines.
Le tournant du siècle fut une époque charnière pour Horatio Walker. Il apporta, en choisissant ses sujets, une attention accrue à la figure humaine, tendance qui aboutira à la réalisation des Scieurs de Bois de 1905 (voir n° 14). Quelques toiles de dimensions moindres, au nombre desquelles il faudrait compter le Batteur au fléau (voir n° 9) du Scripps College de Claremont ainsi que cette œuvre du Toledo Museum, font le lien entre le portrait d'habitant et cette nouvelle manière. Le bûcheron est sans conteste l'une des œuvres les plus réussies de cette catégorie et constitue un jalon dans cette série.
Horatio Walker revenait périodiquement au thème du scieur autant qu'à celui du labourage. Une étude d'un scieur solitaire constitue probablement la saisie originelle de ce motif dans une huile.Cette pochade fait état d'une observation première et permet de voir jusqu'à quel point le réalisme de Walker impliquait la transformation du fait brut. - KAREL, “Horatio Walker” Musée du Québec, Ed. Fides, 1986 cat. 8, page 159

ll. 8a.
Le scieur / The Sawyer, avant 1899.
Fusain. Signé en bas à droite.
Source : Archives Nationales du Québec, Québec.

HORATIO WALKER (1858-1938)
The Woodcutter signed and dated 'Horatio Walker/1900' (lower right)
oil on canvas 22 x 18in. (56 x 45.6 cm.)
Painted in 1900.
PROVENANCE
Florence Scott Libbey, Toledo, Ohio. Gift to the Toledo Museum of Art from the above, 1912.
S.E. Strickler, The Toledo Museum of Art: American Paintings, Toledo, Ohio, 1979, pp. 109, 172, pl. 128, illustrated.
EXHIBITED
Toledo, Ohio, Toledo Museum of Art, Fiftieth Anniversary Exhibition of Contemporary American Oil Paintings Acquired by the Toledo Museum, 1901-1951, August-September 1951.
Quebec, Canada, Musée du Québec; Ontario, Canada, McMichael Canadian Collection; New Brunswick, Canada, New Brunswick Museum, Horatio Walker, September 25, 1986-June 28, 1987, pp. 159-60, 170, no. 8, illustrated.
LITTERATURE
Cat.: 113600 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987
ANON., « Exhibition In the Montross Gallery », 1900.
ANON., « Horatio Walker's Paintings », 1900.
ANON., « Paintings by Horatio Walker », 1914. Repr.
ANON., « Who's Who in Art », 1917-1938.
ANON., 1929. FAIRBAIRN, « Walker and His Art », 1902. Repr., p. 495.
GODWIN, «A Walker in the Scott Gallery," Toledo Museum of Art News, no. 43, January 1923, n.p., illustrated (as The Wood Sawyer). Repr., p. 42.
KAREL, “Horatio Walker” Musée du Québec, Ed. Fides, 1986 cat. 8, page 159
MAVOR, My Windows on the Street of the World, 1923. p. 104.
NEUHAUS, History and Ideals of American Art, 1931. Repr., p. 126.
PRICE, Horatio Walker, 1928. Smithsonian Institution, Inventory of American Paintings, # 42520207.
STRICKLER, The Toledo Museum of Art: American Paintings, Toledo, Ohio, 1979, pp. 109, 172, pl. 128, illustrated.
STRICKLER, Toledo Museum of Art. s.d., Repr., n° 128, p 109, 172. 1984. WINTHROP, « The Art of Horatio Walker », 1908. Repr., p. 142.
ravel, L. “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987Gravel, L. “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987


HORATIO WALKER (1858-1938)
Sheepfold
signed and dated 'Horatio Walker/1899 (lower right)
oil on panel
13 x 9 3/4 in
cat 112700 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987

Nous partageons avec vous ce film de Albert Tessier (1895-1976), présentant de rares et émouvantes images animés, muettes, des peintres Horatio Walker, Clarence Gagnon, Ozias Leduc et Rodolphe Duguay se rencontrant.
We are sharing with you the very rare and moving animated, silent-movie of the painters Horatio Walker, Clarence Gagnon, Ozias Leduc and Rodolphe Duguay getting together.
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Deja vendu ! / Sold !
Titre Le retour des champs / The return of the field
1891
Aquarelle et gouache
Format: 24 x 20 in
Prov. Collection of J.R. Cox, Esq.
L'Ile d'Orléans
Pierre-Georges ROY
1928
Reproduit page 32
cat 137000 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987


Titres :
Femme à la lyre (Karel)
Dame à la harpe (Gravel)
Fresco music room (sketch de Walker)
Huile sur toile marouflé sur panneau bois
Format: 90 x 60 pouces
Signé en bas à droite,
cat 103000 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987


Titre: Shepherd and Sheep ou Early Winter
1890
Aquarelle et gouache sur papier, marouflé sur toile
Format: 23 x 17in
cat 137000 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987
Reproduit: The Art interchange 1898

Horatio Walker
Huile sur toile
Farmyard winter (214)
Format: 9 3/4 x 12 1/2 in
Initiales "H.W" bas gauche
Tampon au dos succession Walker , signé Clarence Gagnon


Horatio Walker
Huile sur toile
Sand pit
Format: 9 3/4 x 12 1/2 in
Initiales "H.W" bas droite
Provenance : Galerie L'Art français
cat 113200 -Gravel,, “Les œuvres de Horatio Walker” Musée du Québec, 1987
Horatio Walker à son atelier, vers 1937
Horatio Walker vers 1938


HORATIO WALKER (1858-1938)
Horatio Walker doit sa réputation de maître de la peinture canadienne à ses scènes pastorales idéalisées représentant la vie des habitants de la campagne québécoise. Ses paysages figurent parmi les tableaux canadiens les plus célèbres.
Né à Listowel, en Ontario, Walker a l’idée de dessiner des scènes de campagne montrant les habitants du Québec après un voyage à l’Anse-au-Foulon avec son père à l’âge 12 ans. Dessinateur de talent dès l’âge de 15 ans, il trouve un emploi chez Notman-Fraser, une société photographique de Toronto. Pendant les trois ans où il travaille dans cette société à coloriser les photos, il apprend à peindre des portraits miniatures auprès de John Fraser et des paysages auprès de Lucius O’Brien. Pourtant, c’est son voyage en Europe en 1882 qui va bouleverser sa vie, car il y découvre les aquarelles flamandes et le style du peintre français Jean François Millet, de l’école de Barbizon.
La plupart des œuvres de Walker sont exposées à New York, ce qui contribue à la renommée internationale de l’artiste. En 1907, Walker est le peintre d’origine canadienne le plus célèbre. Il remporte quatre médailles d’or lors d'expositions majeures, dont l’Exposition universelle de 1893 à Chicago. Il est un membre fondateur du Canadian Art Club, dont il a été élu président en 1915. Le message du « retour à la terre » de Walker, qui apparaît clairement dans des œuvres comme Automne (1918), a été largement embrassé par le Québec d’avant.
Horatio Walker gained a reputation as one of Canada’s senior painters for his idealized pastoral scenes portraying habitant life in the Quebec countryside. His landscapes rank among the best-known Canadian paintings.
Born in Listowel, Ontario, Walker was first inspired to draw country scenes of the Quebecois Habitants after a visit to Wolfe’s Cove with his father at the age of 12. At 15, already a superb draughtsman, he found employment with the Toronto photography firm Notman-Fraser. During the three years he worked there colouring photographs, Walker also learned miniature portrait painting from John Fraser and landscape painting from Lucius O'Brien. However the experience that changed his life forever was a trip to Europe in 1882, where he was exposed to Dutch watercolours and the style of French Barbizon painter Jean-François Millet.
Most of Walker’s works were exhibited in New York, thus raising his international profile. By 1907, he had become the most famous Canadian-born painter. He won four gold medals at major exhibitions, including the World’s Columbian Exposition in Chicago. A founding member of the Canadian Art Club, he was elected president in 1915. Walker’s “back to the land” message, evident in works like Autumn (1918), was strongly embraced by pre-reformation Quebec.
ARCHIVES
Horatio WALKER -Art Association Montreal 1900
Horatio WALKER- Montross Gallery 1915
Horatio WALKER American Masters of paintings 1918
Horatio WALKER- Montross Gallery 1922
Horatio WALKER The Art interchange
Le soleil, samedi 10 janvier 1925


La Revue moderne, avril 1929


La Gazette du Nord, vendredi 9 mai 1930
